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.Si vous avez quelque chose à dire, j'ai déménagé ici..

Je promets, c'est la dernière fois.


- Et parfois, une amertume saccadée m'étouffe le coeur de ses cordes tranchantes. Et la douleur, telle une lente agonie attendant son départ, remonte péniblement à travers mes organes. Je vomis m la douleur. Et à celle-ci viennent s'ajouter mes larmes, qui noient ce ramassis de souvenirs encore trop présents pour ce coeur opressé. Mais tu sais, les souvenirs comme toi, ton image, tes beaux yeux verts qui m'ont parlé pendant des nuits, ta main dans la mienne, que l'on serrait toujours plus fort, ta bouche qui me disait ton humeur, ce dont tu avais envie, ton odeur qui me manquait dans l'obscurité de la nuit... Je vivrais avec.
Sache que rien n'effacera notre histoire, pas même les sanglots cachés dans mon oreiller ni les gouttes de sang rédemptrices de ces soirs où je me perds dans la mélancolie des sourires déchus. Je t'avais ouvert mon coeur. Je t'avais offert mon âme. Tu as craché dessus, piétiné ces espoirs comme on écrase une cigarette. J'étais peut-être cette cigarette. Tu m'as consumée pendant 1 an et demi, arrivé au filtre ça devenait trop fort. C'est pourtant ce qu'il y a de meilleur. Malheureusement une clope n'est pas éternelle, mais moi j'ai vécu de fumée d'espoirs, il y en avait tellement que j'voyais plus à travers ce nuage. Et puis il est devenu trop gris, puis trop noir. Il m'a fait fermer les yeux. J'avais pas le choix sinon ça faisait mal tu sais. -


Mais je ne t'oublierai jamais. Jamais parce que depuis ce 4 janvier je me remets à fumer.


Je saurais peut-être plus jamais dire je t'aime aussi profondément qu'à toi, je pleurerais peut-être jamais aussi sincèrement une absence. Mais je continuerais à (te) dire que tu me manqueras incessamment, et que malgré tout, malgré nous, le soleil aurait pu percer l'horizon. Je t'aimerai toujours.


On pourrait me briser les os. Me mutiler. Me brûler la peau. Je l'aimerais encore.
On pourrait m'enfermer dans une pièce. M'obliger à dépérir. A avoir peur. Et à mourrir.
On pourrait me forcer à faire n'importe quoi. Même l'impossible, si je n'en ai pas le choix.
Mais jamais - entendez bien - JAMAIS. Vous n'arriverez à me le faire oublier.

C'était mes derniers mots, mes derniers maux qui parlent de toi.
La dernière fois que mon coeur saignant alimente cette plume d'une encre rouge indélébile.
Charly.


# Posté le vendredi 11 janvier 2008 10:30

Modifié le lundi 07 avril 2008 15:36